Hé bien, figurez-vous que ce n’est même pas une blague, notre titre.

Lorsque nous avons fait lire son témoignage à Martine, elle a explosé de rire. Malgré tout l’historique lié à la série de livres « Martine », on ne lui avait encore jamais fait le coup. Alors on se permet de laisser ce titre tel quel : un petit clin d’oeil à l’enfance.


Martine a travaillé dans un garage. C’est peu commun pour une femme de près de 60 ans, mais c’est la réalité. Ca avait rendu son père « complètement fou », dit-elle en rigolant. Elle adore les voitures, la mécanique et démonter des moteurs. Autant vous dire que Martine est un personnage atypique. Blonde, elle est très nature.

A quelques mois de son départ en retraite, elle profite de la vie. Elle travaille désormais à mi-temps dans un cabinet comptable, parce que se faufiler sous un moteur à 60 ans, c’est pas la même chose qu’à 21. Et puis elle a un problème à une jambe.

Martine a eu des dizaines de vies différentes : admise à Sciences Po Paris, elle plaque tout pour apprendre l’œnologie à la fin de son premier semestre. « J’aimais pas la mentalité, j’étouffais en robe. C’était pas mon monde, ce truc ». Une fois son diplôme en oenologie en poche, elle décide que les moteurs seront sa nouvelle passion.

« C’était la fin des années 70 alors il suffisait de se présenter dans une boîte et dire qu’on voulait bosser. J’ai démonté des moteurs pendant 8 ans. Mais le soir, après le boulot, je faisais valoir mon expertise en vin avec mes collègues et on se marrait bien. Puis j’ai rencontré mon mari. Quand j’ai eu ma fille, j’ai arrêté et je me suis rangée. Mais attention, hein ! je continue à faire l’entretien de ma vieille 2 CV ».

Témoignage Buggy Expérience - Martine adore le buggyMartine était en vacances au Maroc quand Michel, son époux, lui a proposé un tour de buggy. Trois jours dans les dunes à conduire sans limite et sans frontière. Elle a adoré ça. Elle n’a pas lâché le volant pendant trois jours. Elle se sentait libre. Et Martine aime se sentir libre plus que tout au monde.

Comme on le dit dans le titre : Martine adore le buggy. Elle en avait même acheté un avec son mari et ils partaient en virée, à deux. Elle, elle pilotait. Lui, il regardait.

En 2014, elle a eu un accident tout bête. Mais au final, elle a une jambe un peu abimé. Son buggy n’est plus jamais ressorti. Elle n’a plus la force de conduire et de se sentir sécurisée. Michel a donc proposé de vendre le buggy. Une fois, deux fois, trois fois. Puis au bout de la quatrième fois, Martine a accepté, non sans déchirement.

Le truc, c’est que Martine adore le buggy. Elle adore cette sensation et les possibilités infinies. Elle adore pouvoir passer là où personne ne passe. « Nan mais si on a un bon buggy et qu’on sait conduire, on pourrait presque escalader un mur », plaisante-t-elle.

Le tour de Martine en buggy dans le BeaujolaisQuand Martine, qui habite dans un village autour de Lancié, a entendu parler de l’ouverture de Buggy Experience dans le Beaujolais, elle a foncé. Sans réfléchir. Bon, il faut dire qu’elle connaît bien Agnès et Marcel.

« Il fallait que je teste, que je goûte de nouveau à mon truc. Et Marcel m’a tout de suite prouvé qu’il savait conduire. Mieux, qu’il savait piloter. J’étais en confiance. J’ai demandé à Marcel si c’était possible de faire 2 x 1 heure. On est monté à Avenas pour aller jusque la Croix de Rochefort. J’adorais faire ça avant. Comme j’ai du mal à marcher plus d’une heure, je ne peux plus accéder à tous ces coins sauvages d’exception que nous offrent le Beaujolais. Le Buggy c’est un truc un peu secret et seuls ceux qui ont testé le truc une fois peuvent comprendre ce que c’est ».

Partagez l'information
  • Twitter
  • Facebook
  • email
  • Google Reader
  • Tumblr
  • LinkedIn