Agnès M : la tradition des grands vins

Agnès M, la tradition des grands vins. Beaujolais et Mâconnais.

La société Agnès M. a été récemment créée dans le but de proposer à notre clientèle régulière une plus grande diversité dans nos produits.

Agnès et Marcel Durand sélectionnent pour vous des vins du Beaujolais et vins blancs du Mâconnais. Leur crédo : vous proposer des vins traditionnels de qualité !

Si vous souhaitez en savoir plus sur la gamme élargie de la marque Agnès M., nous vous invitons à cliquer sur l’image ci-dessous.

Accueil E-vigneron. Page accès Agnès M, tradition des grands vins.

Les Crus du Beaujolais : la scission !

Scission des Crus du Beaujolais : l'inévitable divorce du Beaujolais - communication et marketing Beaujolais, ODG Crus du Beaujolais Audrey Charton

Voeux de E Vigneron et Agnès et Marcel Durand à Lancié dans le Beaujolia.s Une excellente année 2015/C’est une nouvelle que nous commenterons plus tard mais nous nous en réjouissons tout particulièrement ! Les Crus du Beaujolais font scission !
C’est une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe. Les Crus du Beaujolais vont quitter le « fameux » 210 pour reprendre leur indépendance.

Audrey Charton, présidente de l’ODG des Crus du Beaujolais, en a informé les viticulteurs de la zone des Crus par un communiqué officiel, reçu par e-mail le 24 décembre dernier.
Cette décision est actée du 18 décembre 2014. Selon un article du Monde, cette scission des Crus du Beaujolais a été confirmée le mardi 30 décembre lors d’un conseil d’administration de l’UVB.

Néanmoins, dans son communiqué du 24 décembre à destination des viticulteurs, la présidente de l’ODG des Crus du Beaujolais précise :

« Cette décision, si elle est importante pour les crus ne révolutionne pas le Beaujolais.
– Nous sommes toujours dans le Beaujolais et voulons y rester.
– Nous continuons à travailler avec l’ODG Beaujolais Beaujolais villages,
– Tous les dossiers en cours serons poursuivis et achevés.
– Elle ne remet aucunement en cause nos accords avec nos partenaires, Région, Département, Ville de Lyon, Tourisme, Instances interprofessionnelle…. »

Nous vous tiendrons, bien évidemment, informés de la manière dont évoluera ce dossier du divorce du Beaujolais ! Comme vous vous en doutez, nous sommes particulièrement intéressés par cette décision qui amorce un renouvellement de la communication et du marketing autour des produits du Beaujolais, des Crus du Beaujolais et de l’oenotourisme !

Nous profitons de cette excellente nouvelle pour vous souhaiter, avec quelques heures d’avance, une excellente année 2015 !

Communication en Beaujolais : quid des autres AOC ?

Vins AOC du Beaujolais : communication des AOC

[Il est impossible de trouver, en ligne, des informations concernant la manière dont est dépensé le budget de l’InterBeaujolais. Les Crus du Beaujolais en bénéficient-ils ? C’est la question que nous nous posons, aujourd’hui].

Faîtes-vous épauler par l'Agence Become dans votre communication Beaujolais

Oh oui ! L’InterBeaujolais va vous dire que ses membres font leur métier de communication en Beaujolais à merveille. Oui, c’est une façon de voir les choses après tout.
A la rigueur, on veut bien estimer qu’ils font des « choses » pour le Beaujolais Nouveau. Vous connaissez notre avis là-dessus, et aujourd’hui, nous n’y reviendrons pas en profondeur. Mais que font-ils réellement pour les crus du Beaujolais qui, eux-aussi, traversent une profonde crise conjoncturelle (et également structurelle) ?

Néanmoins, et toujours en nous basant sur la fameuse CVO Beaujolais (Cotisation Volontaire Obligatoire sur laquelle est fondé le budget de l’InterBeaujolais, pour rappel), on voit bien que la région des crus donne beaucoup d’argent à l’InterBeaujolais.
Oui, « beaucoup », ça veut tout et rien dire à la fois. Alors soyons concrets : en 2010, chaque hectolitre de cru du Beaujolais vendu rapportait 7.56 €, soit un total de 2 161 971 € en nous basant sur les volumes de crus du Beaujolais vendus cette année-là.
Avez-vous vu une campagne de communication à grande échelle pour l’ensemble des crus ? Combien de personnes, en France, sont capables de situer « Saint-Amour » et de dire avec certitude que ce vin est originaire du Beaujolais ?

38,27 % du budget du Beaujolais vient des crus du Beaujolais

Si on estime que le budget de l’InterBeaujolais s’appuie uniquement sur ces CVO, cela signifie que les crus du Beaujolais contribueraient à hauteur de 38,27% au budget de cette institution censée faire la communication en Beaujolais et autour du Beaujolais.

Communication Beaujolais : les AOC vins du BeaujolaisNéanmoins, pourquoi parle-t-on toujours du Beaujolais Nouveau mais jamais des autres vins ? Avez-vous déjà vu, lu, ou entendu une campagne de communication officielle autour d’un cru du Beaujolais ?
Pourquoi le Morgon, ou le Fleurie, ou le Chiroubles, le Moulin à Vent, le Régnié, le Saint-Amour, le Juliénas, le Chénas, le Brouilly ou le Côte de Brouilly ne bénéficieraient-ils pas d’un peu de pub, eux aussi ?

La dernière fois que l’InterBeaujolais a dévoilé une partie de la manière dont était dépensé l’argent des CVO, c’était pour la campagne de communication Beaujolais Nouveau 2012 ! Jean Bourjade semblait alors très fier d’annoncer que la semaine de campagne du Beaujolais Nouveau avait coûté la bagatelle de 1.5 million d’euros (ce qui revient tout de même à plus de 210.000 euros par jour). Ces 1.5 millions d’euros représentent à eux seuls plus du quart du budget global-CVO du Beaujolais, cette année-là ! Or, en 2012, le volume de Beaujolais Nouveau vendu avait diminué de 2% par rapport à 2011.

Le Beaujolais Nouveau représente 40% de la production du vignoble. Très bien. Mais que se passe-t-il pour les 60 pour-cents restant ? Qui communique pour eux ?

Quel est le budget de communication global de l’InterBeaujolais ? Combien ont été investis sur la communication des Crus du Beaujolais ? Sachant que bon nombre de producteurs de Crus ne produisent pas une goutte de Beaujolais Nouveau, pourquoi leur CVO devrait servir à alimenter des campagnes de communication autour du Beaujolais Nouveau ?

Nous voulons ces réponses. Nous en avons assez du manque de transparence de cette institution qui se fait de l’argent sur le dos des vignerons.

Contrairement à ce que semble penser M. Bourjade (voir les commentaires sous l’article autour du budget de l’InterBeaujolais), nous nous posons ces questions car nous aimons le Beaujolais, ses paysages, ses vins et tout ce qui fait de cette région une région unique. Nous en avons assez -et sommes persuadés de ne pas être les seuls- de ce manque de transparence, de ce manque d’efficacité dans la communication du Beaujolais ! Nous savons uniquement que la majorité des viticulteurs se tait car ils ont peur de ne pas voir leurs vins agréer s’ils osent poser des questions.
Nous souhaitons défendre notre métier et non pas créer des polémiques pour créer des polémiques.

Nous attendons donc une réponse officielle ainsi qu’une transparence totale sur les dépenses de l’InterBeaujolais sur les 3 dernières années, afin de savoir, enfin! où passe notre argent.
Nous souhaitons également connaître la liste des actions effectuées pour chaque AOC, avec leurs retombées. Nous publierons cette liste ici.

N’hésitez pas à partager cet article et à en parler autour de vous. Si vous avez des éléments de réponses, des avis, nous sommes évidemment très intéressés par ce que vous avez à dire.

Cotation des vins du Beaujolais

Combien coûterait un Cru du Beaujolais de 1976 ? Vous avez une petite idée sur l'estimation de sa cotation et de son prix ?Voici un projet qui nous tenait à cœur depuis de nombreuses semaines !

Devant la hausse des fréquentations du site, pour la plupart en rapport avec la cotation des vins, il nous est apparu essentiel de vous offrir des estimations de prix des vins du Beaujolais !

Comme vous le verrez sur notre espace réservé, nous avons mis en place un algorithme de calcul assez complexe, permettant d’estimer le prix des bouteilles de vin du Beaujolais !

Si vous êtes en possession de bouteilles de cru du Beaujolais et que vous recherchez à connaître leur prix, il se peut que vous ayez des surprises ! Certains millésimes valent beaucoup plus chers que ce à quoi vous vous attendrez !

Les vins du Beaujolais peuvent réserver de belles surprises. Oubliés dans une cave, ils peuvent s’avérer exceptionnels en terme de qualité et de garde. Oui ! les vins du Beaujolais peuvent se garder. Non, les vins du Beaujolais ne doivent pas se résumer aux seuls Beaujolais Nouveau ! Enlevez-vous cette idée de votre tête définitivement et plongez dans notre espace de cotation des vins du Beaujolais !

Accéder au service cotation des vins du Beaujolais ! Estimer le prix de vos vieilles bouteilles de vin

[Marketing] Mais qu’ont-ils fait de Miss Beaujolais Nouveau ?

Si vous aviez pensé que Cindy Forissier, élue Miss Beaujolais Nouveau 2013, serait partout présente pour représenter le millésime 2013, c’est que vous n’avez encore et toujours rien compris de la politique grand-guignolesque des dirigeants de l’Inter Beaujolais.

Élue en juin 2013 pour promouvoir le Beaujolais Nouveau et lui donner un côté plus glamour, nous aurions pu imaginer que les créatifs de l’instance dirigeante du vignoble aient misé sur le joli minois de la donzelle sur les visuels de promo du millésime.

Hé bien non. Plutôt que d’associer une Cindy Forrissier, un peu sexy sans être vulgaire, sur chacun des nouveaux visuels servant à la promotion du Beaujolais Nouveau, les dirigeants ont encore décidé de rester les deux pieds liés en 1986.
Leur affiche principale utilise une bouteille comme support pour le port d’une robe faite d’on-ne-sait-trop-quoi (une affiche très proche de celle du millésime 2012).
D’où notre interrogation : à quoi sert Miss Beaujolais Nouveau ? Qu’en ont-ils fait ? Pourquoi n’est-ce pas elle qui apparaît sous cette robe ? N’était-elle pas associer son visage au Beaujolais Nouveau, et plus globalement aux vins du Beaujolais ?

Pourtant, Jean Bourjade, délégué général de l’InterBeaujolais, déclarait « nous avons souhaité redonner un côté glamour au Beaujolais Nouveau, afin qu’il ne soit plus vu comme un vin franchouillard et has been par les jeunes« . Suite à de tels propos, on aurait donc pu s’attendre à une campagne de communication digne de ce nom. Mais non ! Ne l’oublions pas : nous sommes gérés par des incompétents du marketing et de la communication.

Quand nous avions appris l’existence de cette élection en avril dernier, nous étions sûrs que personne ne saurait faire bonne utilisation de cette miss. Déjà, nous étions contre cette élection qui semblait sortir tout droit de 1993 et tendait à rappeler les élections « Miss Pâté de Campagne aux Herbes » ou « Miss Omelette Géante aux Oignons » qui étaient en vogue à cette époque. Et finalement, nous avions raison !

Je me suis amusé, en 20 minutes, à faire une affiche pour la promotion du Beaujolais Nouveau en réutilisant l’image de Cindy Forissier (je m’excuse auprès d’elle et du photographe qui doit détenir les droits de la photo originale). En 20 minutes, j’ai sorti quelque chose de très simple  mais, à mon sens, plus percutant que la promotion officielle, qui attire l’oeil et qui n’a encore jamais été fait !

La version que j’ai faite n’est pas parfaite et c’est normal en 20 minutes. Une mise en scène adéquate aurait plus d’impact. J’ai pris la première photo d’elle que j’ai pu trouver sur internet…
Quand on pense au coût de l’élection de Cindy Forissier (des chiffres auxquels nous n’avons pas accès très facilement alors que ce sont nos cotisations qui payent la totalité de la communication du Beaujolais), pourquoi ne pas utiliser son image partout pour que les gens l’associent réellement à l’événement (puisqu’il faut faire avec et que nous sommes contre le maintien du Beaujolais Nouveau) ? Pourquoi ne pas tout faire pour décrocher une interview sur un plateau du 20 heures où la demoiselle élue parlerait du vignoble ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

Pour votre information, Miss Beaujolais Nouveau 2013 a donné le coup d’envoi de 2 événéments à Lyon-Confluence pour la sortie du Beaujolais Nouveau. Le village de Beaujeu n’est-il pas le centre de toutes les festivités (avec les Sarmentelles) et la mise en perce officielle à 0h00 ? Pourquoi n’était-elle pas présente ? Pourquoi n’a-t-elle pas percé le tonneau ? Pourquoi, pourquoi et toujours pourquoi ?

Cindy Forissier dans une pub non officielle pour le Beaujolais Nouveau 2013

 

Pub de l'INterBeaujolais sur le Beaujolais Nouveau 2013

 

 

La question est donc la suivante : l’InterBeaujolais doit-elle se munir de véritables créatifs, professionnels de la communication et du marketing ?
Pour nous, la réponse est bien évidemment oui. Mais qu’en est-il de votre avis ?

Dégustation des vins de Mardi Broussaud le 30 novembre à Fontaine-Henry (14)

Dégustez nos vins du Beaujolais à Gontain-Henry(14) le 30 novembre 213

Si vous cherchiez une occasion de rencontrer Agnès et Marcel Durand et que vous êtes en Normandie, c’est une bonne occasion  qui s’offre à vous.

Afin de présenter leur gamme complète de vins du Beaujolais, ils seront présents à la  SALLE DES ASSOCIATIONS de Fontaine-Henry (Calvados), à une petite quinzaine de kilomètres de Caen, le samedi 30 novembre 2013 de 14 à 18 heures.
N’hésitez pas à leur rendre visite, ils se feront un plaisir de vous accueillir et de vous accompagner dans la dégustation des vins de leur gamme de Beaujolais.

Ce moment convivial vous permettra non seulement de déguster nos vins, mais surtout de prendre contact avec nous si vous souhaitez développer un partenariat futur. N’hésitez pas à évoquer toutes les idées que vous pourriez avoir.

Nous vous invitons à vous rendre sur place et à convier également vos connaissances (amis, famille, collègues de travail, etc.).

Une petite précision, indispensable néanmoins : vous pourrez déguster puis, si vous le souhaitez, passer commande. Le vin sera livré à la Mairie de Fontaine-Henry quelques jours plus tard. Nous vous tiendrons informés de la date exacte.

Pour avoir davantage de renseignements, envoyez-nous un mail !

 

Dates du Beaujolais 2013, rétrospective en image : mai 2013

Que s'est-il passé dans le Beaujolais en mai 2013 ? Une photo pour le découvrir

 

Le Beaujolais en date et image. Photo du réveil de la vigne du Beaujolais en mai 2013Le réveil de la vigne s’effectue généralement dans la première quinzaine d’avril. Mais l’année 2013 a été exceptionnelle en tout point. Le retard de la nature, lié à une météo exécrable, est là pour le prouver.

Le phénomène que vous découvrez est rare et difficile à photographier. Il ne se passe que quelques jours par an, lorsque la vigne est juste assez poussée pour, avec les rayons du soleil couchant, donner l’impression qu’elle brille.

Alors qu’en pleine journée la vigne a ses couleurs d’hiver, le soir, un fin tapis vert vient colorer tout le vignoble dans une illusion d’optique presque magique.

Ce phénomène de « la vigne qui brille » ne dure que deux ou trois jours, grand maximum. et uniquement lorsque les rayons du soleil forment le bon angle avec la Terre.
Une fois que les ceps ont démarré leur progression, la nature va très vite. En une dizaine de jours, les sarments peuvent facilement atteindre une vingtaine de centimètres.

Pour fêter dignement ce mois de mai, nous vous invitons à découvrir le Chénas, notre cru du Beaujolais le plus rare

 

Le Beaujolais en 2013, rétrospective en image : le mois d’Avril.

Date du Beaujolais 2013 : rétrospective de l'année 2013 et le mois d'avril.

Vous le savez peut-être ! Fin Avril, le vignoble Beaujolais accueille son événement le plus important :  la Fête des Crus.

Le principe est simple. Tous les ans, un nouveau village de la région des Crus accueille la Fête ! Ainsi, si le village de Fleurie est organisateur des festivités, le Cru Fleurie sera à l’honneur. Il laissera néanmoins une jolie place aux 9 autres crus, qui auront chacun un stand à leur effigie.

Cette année, le 28 avril 2013, ce sont les crus Brouilly et Côte de Brouilly qui furent à l’honneur. Le village d’Odenas s’était paré de ses plus beaux atours.

Retrospective Beaujolais 2013 :en date et image. La fête des Crus d'Odenas

Estimation et cotation vin : 4 crus du Beaujolais

Cotation vin - Vieilles bouteilles à estimer - e-vigneron.Com

Le vin est un produit qui, selon le millésime, la provenance géographique, le cépage et tout un tas de facteurs assez complexes, a un cours – au même titre que le riz, le blé ou le pétrole, dans le fond.

Aujourd’hui, dans notre thématique d’estimation et de cotation vins et crus du Beaujolais, nous vous proposons les 4 derniers crus du Beaujolais : le Fleurie, le Juliénas, le Régnié et la Saint-Amour.

Une fois que vous aurez fouillé votre cave à la recherche d’un petit trésor et que vous aurez vérifié l’estimation de votre vin, nous vous invitons à découvrir les descriptifs de chacun de nos crus du Beaujolais.

Millésime Régnié Fleurie Juliénas Saint-Amour
1945 52,79
1947 24,12
1949 61,43
1953 21,46
1955 26,58 23,47
1959 27,41
1964 22,68 9
1965 13,12
1970 26,19
1972 19
1973 18
1975 6,1 9,43
1976 7,86 11,11 12,76
1978 12,86
1979 6,67 13,02
1980 13
1981 7,1 14,41
1982 10,24 17
1983 9,1 7,54
1984 6,04 6,2 6,43
1985 13,58 12,43
1986 6,1 14,13
1987
1988 11,18 8,2
1989 12,4
1990 7,39 6,9 6 7,54
1991 6,26 4,84 4,71 4,42
1992 6,04 5,26 5,4 5,83
1993 4,21 6,13 5,56 6,09
1994 10,92 9,98 10,3 8,3
1995 10,86 10,33 14,21 10,16
1996 7,13 9,97 6,68 7
1997 6,82 7,94 7 7,16
1998 6,71 6,37 5,84 6,29
1999 6,42 5,86 11,16
2000 11,21 11,06
2001 8,53 4,37
2002 7,38 8,81
2003 9,94 8,18 7,74
2004 6,83
2005 6,13 10,47
2006 11,4
2008 9
2009 11,79 8,51
2010 14,97 9,12

La méthode de vinification du Beaujolais : kezako ?

Chaque région viticole a sa propre méthode d’élaboration pour ses vins. Ces méthodes doivent être appliquées à la lettre par tous les viticulteurs d’un vignoble afin de pouvoir prétendre à l’AOC ou AOP correspondante.

Mais finalement, en quoi consiste la méthode de vinification dans le Beaujolais ? Lire la suite

Estimation du prix du vin : 3 crus du Beaujolais.

Estimation de vieilles bouteilles du Beaujolais ! Cotation vin de France sur e-vigneron.com

Nous vous le disions lors de notre précédent article à ce sujet, la cotation des vins évolue selon de multiples critères qu’il serait impossible de déchiffrer.

Nous nous sommes basés sur la moyenne de nombreuses estimations de bouteilles de vin pour vous fournir ces informations d’une grande valeur.

Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir l’estimation de la cotation des vins pour 3 crus du Beaujolais : le Chénas, le Chiroubles et le Côte de Brouilly.

Je tiens à attirer une nouvelle fois votre attention sur le fait qu’il s’agit d’une estimation sur la cotation des vins, exprimée en euros pour une bouteille de 75 cl.

Millésime Côte de Brouilly Chénas Chiroubles
1955 24
1957 12,17
1970 6,18
1979 8,51
1986 9,62
1987 7,15
1990 7 6,24
1991 4,47 4,92
1992 5,3 5,3
1993 4,55 5,3
1994 8,51 7,12
1995 8,95 9
1996 5,8 7
1997 6,16 6,3
1998 6,31 5,25
1999 8,27 9
2000 12,82 5,13
2001 8,17
2002 12,6 6,51
2003 6,36
2004 8,2 5,11
2005 7,12
2006 5,24
2007 9,5
2008
2009 9,92
2010 20,33

Cotation vins du Beaujolais : estimation de 3 crus du Beaujolais

Cotation vin Français : estimation vieilles bouteilles 3 crus du Beaujolais, Morgon, Moulin à Vent et Brouilly

Le cours des vins évolue selon de multiples critères qu’il est difficile de résumer en quelques lignes.
Le millésime du vin, ainsi que son « climat », ont chacun leur importance dans l’estimation d’une bouteille.

Nous nous sommes renseignés, pour vous, sur la cotation vin de 3 crus du Beaujolais : le Moulin à Vent, le Morgon et le Brouilly, de 2010 à 1980. Nous avons pu également, parfois, retrouver quelques cotations de vin beaucoup plus vieilles !

Dans les jours qui viennent, nous vous révélerons les cotations vin des autres crus du Beaujolais et des vins du Mâconnais.

N’hésitez pas à nous contacter si vous désirez connaître la cotation d’un vin particulier !

Le prix annoncé est en euros, pour une bouteille de 75 cl.

Millésime Moulin à Vent Morgon Brouilly
1923 38
1938 30
1945 41,67
1946 16,76
1947
1948 37
1949 27,89 12,27
1950 17,24
1952 27,46
1953 20
1955 30,14
1957
1959 32,44 21,29 14,23
1964 16,65 11,02
1965
1966 14,68 11,27 7
1969 12
1970 10 13,79
1972 23,41
1973 12,01 24,75
1975 10,19 6,25
1976 8,6 14,1 9,24
1978 7,13
1979 14,69 10,28 8,27
1980 15 12,8
1981 7 7,41
1982 14,51 7,41 11,67
1983 11 10,33 7,76
1984 10 6,74
1985 8,92 10,84 6,2
1986 9 9,44
1987 5 10
1988 7,17 10,5 5,83
1989 12,5 13 8,33
1990 8,94 7,76 6,24
1991 6,43 6 4,71
1992 7,25 6 4,71
1993 6,83 6,75 5,22
1994 9,25 9,08 7
1995 8,83 5,79 10,77
1996 6,92 6,75 4,93
1997 9,67 8,83 7,85
1998 13 8,67 7,2
1999 8 6,75
2000 7 5,14 16,56
2001 8 5,83 40,89
2002 4,83 9,67
2003 17,15 11,17 8,25
2004 8,25 8,33 8,08
2005 14,25 15,5
2006 10,17 6,25
2007 9,17 8,83
2008
2009 11,67 15 8,3
2010 14,5 15 9,75

Beaujolais 2013 : date de sortie du Beaujolais Nouveau 2013.

Quelle est la date du Beaujolais 2013 ?

Quelle est la date du Beaujolais 2013 ?

Vous avez pu lire ce que nous pensions, globalement, de la gestion marketing du Beaujolais Nouveau. Que cela soit très clair : les lignes que nous avons écrites ne nous empêchent pas de trouver certains d’entre eux très bons et d’aimer ce produit typique du patrimoine Français !
En cette période de l’année, vous êtes nombreux à vous poser la question : « mais quand sortira le Beaujolais Nouveau 2013 ? »
Sachez que la réponse est la même tous les ans : le Beaujolais Nouveau sort le 3ème jeudi de novembre, et ce, depuis 1985 !
Ainsi, en 2013, le Beaujolais Nouveau sortira le 21 novembre. Vous pourrez le déguster dès 0h01 dans les bars et animations dans la France et le monde entiers.

Si vous en trouvez dans les supermarchés, disponibles à la vente, ou dans des cafés avant cette date, sachez que la législation l’interdit formellement.

Si vous souhaitez organiser un événement (une dégustation-vente), n’hésitez pas à nous contacter !

Beaujolais : un millésime 2013 exceptionnel !

Une troupe de vendanges en Beaujolais - Récolte millésime 2013 à Fleurie

Si vous nous aviez posé la question voilà 3 mois, il est fort probable que notre réponse aurait été beaucoup moins catégorique que maintenant ! Mais voilà, cette fois, nous pouvons le dire, preuves à l’appui : le millésime 2013, dans les Crus du Beaujolais, s’annonce exceptionnel !

Cru du Beaujolais : Fleurie, une troupe de vendangeurs du Beaujolais. millésime 2013Nous avons essayé de vous le faire comprendre en temps et heure : la date de début des vendanges allait s’annoncer capitale et il s’avère que la décision du 24 septembre, arrêtée par les instances compétentes, était la bonne ! Une semaine de plus et toute la récolte allait être perdue.

Pour ce qui nous concerne, dans la région de Lancié – Morgon  Moulin à Vent (le nord du vignoble Beaujolais, soit la région des Crus), nous avons vendangé sur 3 journées : du 29 septembre au 1er octobre.
La maturité du raisin était excellente, parfaite. Quelques jours de plus auraient été fatals à la récolte 2013 et nous avons produit, semble-t-il, des vins excellents.

Cela ne fut malheureusement pas le cas pour tout le monde dans le Beaujolais !
Les vendanges ont été chaotiques, au niveau de la météo surtout. La date tardive de la récolte a eu des effets que certains avaient oublié : les brumes matinales, très abondantes dès le début de l’automne, n’ont pas été favorables à une bonne fin de maturation du raisin.
En désirant attendre quelques jours supplémentaires, certains viticulteurs ont commis une erreur. Toutefois, le savoir-faire de ces passionnés a souvent permis d’enrayer cette petite catastrophe.

De tous les vins du Beaujolais 2013 que nous avons pu goûter jusque là, 95% d’entre eux s’annoncent exceptionnels. Bien évidemment, la fermentation n’est pas finie dans la plupart des cas et il faudra laisser le temps au vin d’exprimer le savoir-faire de son vigneron.
Bien évidemment, nous ne pouvons pas être sûrs que les vins vieilliront de la meilleure manière qui soit.

Ce millésime Beaujolais 2013 sera à surveiller de prêt. Parole d’expert !
Vous pourrez les retrouver chez nous, d’ici quelques mois !

[Marketing] Comment sauver le Beaujolais ?

Comment sauver le Beaujolais ? E-vigneron

Voilà un sujet intéressant, qui pourrait demander plusieurs jours de travail si l’on voulait être le plus complet possible.

La délicate mission de sauver le Beaujolais : une mission impossibleEt puis, réflexion faite, en commençant cet article, on ne sait pas vraiment par où débuter. Le sujet est vaste, complexe, varié. Les possibilités sont infinies. Car oui, elles le sont. Mais ça, jamais, JAMAIS, un viticulteur dans le Beaujolais ne vous le dira. Car lui, ce qui le préoccupe, c’est qu’il n’a plus le même train de vie qu’avant, qu’il est déprimé, que c’est dur, que sa vigne est malade, qu’il ne peut plus payer ses factures pour son tracteur en panne pour la sixième fois en cinq mois, qu’il ne sait pas s’il pourra passer le prochain bilan comptable, qu’il va falloir engager des vendangeurs et les payer, que l’orage de la veille a endommagé deux hectares de vignes, qu’il a été obligé de vendre son vin à perte à un négociant qui ne lui a pas laissé le choix, que les gens n’achètent plus de vin de toute manière car c’est la crise, que tout ça…
Enfin si, quelques uns vont avoir quelques touches d’optimisme, mais ils sont rares. Mais ils sont là.
Mais globalement, le viticulteur du Beaujolais, lui, ne va pas voir le potentiel qu’il a entre les mains. Pourquoi ? Simplement car il n’a jamais appris autre chose qu’à travailler ses vignes ou son vin. Et puis en même temps, peut-on lui en vouloir à ce viticulteur déprimé ? Non. Car son métier c’est de cultiver de la vigne et d’élever des vins, pas de faire du marketing. Car tout ce qui tenait lieu du marketing, dans le Beaujolais, était tenu de main de « maître » (sic!) par cet organe dont nous faisions mention au sujet de l’élection de la grande sauveuse du vignoble, autrement nommée Mademoiselle Beaujolais Nouveau : l’InterBeaujolais (autrefois nommé l’UIVB).

Alors l’InterBeaujolais, vous l’aurez compris est, pour nous, une fumisterie. Mais pas le genre de petite fumisterie. On pourrait dire qu’il pourrait éventuellement -mais c’est pas sûr- s’agir d’une escroquerie mais on va peser nos mots parce qu’on sait jamais ce qui pourrait nous tomber dessus. Donc restons-en là : l’InterBeaujolais serait-il une fumisterie ? Et si oui, Pourquoi ?
L’InterBeaujolais c’est juste un groupuscule d’héritiers de pseudo-personnalités qui ont eu un certain pseudo-pouvoir, et une certaine notoriété, quand le vignoble a été réglementé et inventé dans les années 30/40. Et donc les héritiers, c’est bien connu, ils ne sont pas souvent capables de faire quoi que ce soit de bien constructif (à quelques exceptions près).
En plus, si on veut voir nos vins agréés (donc si on veut qu’ils soient vendus sous l’AOC correspondant à leur gamme), il faut qu’on leur verse des cotisations volontaires-obligatoires qui serviront au budget-communication. Mais bon, en même temps, la mission principale de l’Inter étant quand même de travailler à la communication du vignoble, on voit mal où, ailleurs que dans le budget « communication », de telles sommes pourraient aller…

Sans transition, et comme je viens de trouver comment donner tout un sens à cet article, je vais commencer par un rapide panorama du Beaujolais.

Beaujolais : le temps du visionnaire

Remontons après-guerre.
Un génie et visionnaire commence, seul, dans son coin, à travailler à l’image du Beaujolais. Il a de grandes ambitions, veut que le vignoble Beaujolais devienne mondialement connu. Il s’agit de Georges Duboeuf, un petit négociant à l’époque. En moins de 30 ans, il  réussit à faire du Beaujolais LE vin de fête par le biais du Beaujolais Nouveau. Son coup marketing est parfait. Un travail de longue haleine auquel l’homme a consacré sa vie.

Gerorges Duboeuf, le visionnaire du Beaujolais NouveauSa mission est réussie. On ne pouvait faire mieux. Vraiment. Durant des décennies, Georges Dubœuf a pensé chaque détail du premier vin de l’année, s’entourant des célébrités de l’époque ou de quelques frasques qui relèvent maintenant de l’anecdote.
Au mois de novembre, tout le monde en Beaujolais vit au rythme de la sortie du Beaujolais Nouveau. Que ce soit les viticulteurs mais également les commerçants, les entreprises qui livraient les bouteilles, les filtreurs, les chaînes de mise en bouteilles, etc. Toute une économie locale qui se pliait à l’heure du Beaujolais Nouveau.
Sentant bien que l’effet de mode du Beaujolais Nouveau ne perdurerait pas des années, du fait de l’évolution de la société, l’homme décide de passer à la seconde étape et de mettre de côté, sans toutefois l’abandonner, SON Beaujolais Nouveau.
Nous sommes alors en 1993 et le Hameau du vin ouvre ses portes. L’objectif est clair : il faut désormais travailler sur l’œnotourisme pour amener du monde dans le vignoble. Banco, une fois de plus. Le parc œnotouristique est un succès. Un succès vraiment mérité, qui plus est, avec un parc de caractère, aussi captivant pour les petits que les grands.

Alors que tout le monde avait suivi Georges Dubœuf dans son entreprise de glorification du Beaujolais Nouveau, personne, ou très peu, ne s’est intéressé à ce qui était l’étape la plus importante pour faire du Beaujolais un vignoble d’exception : attirer des touristes sur ces terres pour leur faire prendre conscience que le Beaujolais est un vignoble, riche de complexités, de vins, d’hommes et de femmes de caractère, de paysages sublimes, d’histoires, de légendes et de savoir-faire uniques. Personne ne s’y est véritablement intéressé. Ou alors pour critiquer, pour dire qu’il voyait trop grand, que ça ne servirait à rien ; qu’ici, on faisait du vin et non du tourisme.
J’ai quelques souvenirs du moment où le Hameau du vin a été ouvert au public et je me souviens clairement, du haut de mes 10 ans, avoir entendu de telles choses sortir de la bouche de viticulteurs ou d’anciens viticulteurs. Pas tous, certes. Certains trouvaient l’intention louable sans vraiment en comprendre l’intérêt réel. D’autres étaient envieux.
Le fait qu’il y ait un magasin à la sortie du musée, passage obligé pour le touriste, n’allait pas servir les velléités des petits producteurs. Oui, certes. C’est vrai. Mais n’oublions pas le métier premier de M. Dubœuf : vendre du vin, estampillé Georges Dubœuf, qu’il achetait à des petits producteurs. Sa notoriété, et celle de ses vins, devait bien continuer à dominer le marché du Beaujolais. Il ne faut pas se voiler la face non plus. Dans une logique de développement d’entreprise, où la rentabilité est le cap à garder, il fallait bien que les vins Georges Dubœuf soient les premiers à être présentés aux touristes ayant poussé la porte de SON musée ! Si cela n’avait pas été fait, cela aurait été une grave erreur de marketing, d’ailleurs. Mais ça, les « Gens du Cru » ne le comprenaient pas.

Donc là encore, un succès pour Georges Dubœuf, quoique légèrement plus mitigé, qui semblait pousser le vignoble Beaujolais vers une nouvelle dimension : celle des vignobles d’exception, à l’image de l’Alsace, de la Bourgogne, du Bordelais ou de la Champagne. A la fin du XIXème siècle, les coups marketing de la Maison Mercier (Champagne) n’ont-ils pas propulsé le vignoble champenois au niveau qu’il est aujourd’hui ?

Le Beaujolais Nouveau : un choix marketing risqué sur le long terme

Lorsque M. Dubœuf a développé le concept du Beaujolais Nouveau pour le pousser jusqu’au bout et l’user jusqu’à la corde, l’InterBeaujolais l’a suivi, lui offrant les moyens de communiquer autour de SON produit. Le négociant y mettait sûrement également beaucoup de sa poche pour arriver à ce résultat. Mais tout le monde était gagnant à ce petit jeu du Beaujolais Nouveau. Et comme tout le monde était gagnant, tout le monde était content. L’équation est simple : un gagnant=un content.
Tous les vignerons, voyant que l’Inter suivait, ont également, tels des moutons bien dressés, suivi le mouvement. Ils participaient à cet événement planétaire à leur échelle (car il faut bien le rappeler, jusqu’au début des années 90, la sortie du Beaujolais Nouveau était un véritable événement planétaire). Tout le monde partait le 3ème jeudi de novembre à minuit pile pour arriver le plus tôt possible à Paris pour que la totalité des bistrots soient livrés avant midi.
Une véritable course avait lieu entre Romanèche-Thorins (siège de l’entreprise de Georges Dubœuf) ou les petites exploitations du vignoble, et Londres. Il y a 25 ans, le premier qui traversait la Manche en bateau, en avion, à la nage (car le tunnel n’existait pas encore), remportait la course. C’était un titre honorifique, mais qu’importe : il donnait de la saveur au mythe du Beaujolais Nouveau. Il donnait de la saveur au Beaujolais Nouveau. Celui qui le goûtait en premier le trouvait forcément bon. Forcément, même s’il ne l’était pas tant que ça. Et pourquoi ? Car le marketing avait fait le reste. Car le marketing avait travaillé à son image et à sa légende.
Sur les parkings des autoroutes, lorsque les viticulteurs faisaient une simple pause, il leur arrivait de vendre plusieurs bouteilles à des personnes arrêtées au même endroit.
Bref, dès la fin des vendanges, dans le Beaujolais, tout le monde se préparait au marathon du Beaujolais Nouveau.

Maintenant, plus rien n’est respecté. Vous pouvez même en trouver disponible à la vente une semaine avant la date de commercialisation officielle qui est, rappelons-le, le 3ème jeudi de novembre à 0h00.
Comment voulez-vous, en se basant sur ce simple dernier fait, que le Beaujolais Nouveau puisse sortir le vignoble Beaujolais de la crise qu’il traverse ?

Marketing vin : comment sauver le vignoble Beaujolais ?Et pourtant, les gens de l’Inter continuent à « travailler » autour. Continuent, sans cesse, sans relâche, en se disant on-ne-sait-trop-quoi, mais ils foncent tête baissée vers un mur en plomb qui se rapproche de plus en plus et de plus en plus vite ! Pour le Beaujolais Nouveau 2012, ce sont près de 2 millions d’euros qui ont été investis dans une campagne de communication de 6 jours. A près de 300.000  € la journée, ça fait cher le coup de pub pour un produit qui plonge l’intégralité du vignoble dans un abyme sans fond.

Comme en Beaujolais les gens sont restés de petits moutons bien dressés, exactement les mêmes qu’au temps du succès de ce vin, qu’en plus, certains de ces moutons sont maintenant accompagnés de leurs héritiers, hé bien le collège de viticulteurs du Beaujolais continue à donner l’aval à de telles dépenses de communication pour un vin qui ne se vend plus et dont l’image médiocre rejaillit sur l’ensemble des autres vins du vignoble, de qualité nettement supérieure.

Beaujolais : comment sauver le vignoble ?

Le problème est là : on cherche à se rattraper à des fragments de cordes qui sont tous sur le point de céder et on laisse faire ceux qui se croient suffisamment intelligents et professionnels pour gérer une telle crise.

Concrètement, les problèmes sont :

  • un collège de viticulteurs qui dirigent l’InterBeaujolais, héritiers d’anciens dirigeants de l’InterBeaujolais ;
  • le problème de subventions dont dépend l’InterBeaujolais, ne laissant aucune marge de manœuvre aux vignerons qui ne désirent pas participer à la communication globale ;
  • des vignerons qui se voilent la face en se disant que l’InterBeaujolais va leur sauver la mise, mais qui n’y croient absolument pas dans le fond ;
  • un désir complètement rétrograde de surfer sur cette mini-vague de mode du Beaujolais Nouveau ;
  • un manque de recul par rapport à ce qui doit être fait, et un manque de créativité (toujours du collège de viticulteurs qui dirige l’Inter) ;
  • une ténacité à s’accrocher à un produit à l’image merdique et médiocre (il ne faut pas avoir peur d’employer les mots justes),  éclaboussant au passage la totalité des vins produits sur le vignoble. Cette ténacité est toujours du fait du collège de viticulteurs dirigeants l’Inter ;
  • un refus de travailler sur l’image de marque de chacun des différents vins du Beaujolais ;
  • des vignerons qui ne croient plus en leur avenir, incapables de prendre des décisions communes, pour leur bien-être commun et la pérennité de leur vignoble ;
  • des négociants qui font la pluie (rarement le beau temps) sur le vignoble, forçant les vignerons à vendre leurs vins à perte, et poussant le Beaujolais dans une crise encore plus profonde ;
  • un manque cruel d’une personnalité charismatique capable de porter un projet solide et construit, tel que Georges Dubœuf l’a été jusqu’à récemment ;
  • le refus du vignoble de basculer tête la première, dans une démarche solidaire, dans le XXIème siècle (donner les moyens aux viticulteurs de basculer dans le numérique et leur en expliquer tous les enjeux) et dans l’œnotourisme ;
  • un manque d’identité du vignoble (aucune fête ou manifestation, hormis la Fête des Crus qui, il faut bien le dire, bat de l’aile).

Logo de l'inter-BeaujolaisLorsque chacun de ces points aura été clarifié, on pourra considérer que le Beaujolais sera sur la bonne voie pour être sauvé. On pourra même considérer que nous aurons sauvé le Beaujolais.

Pour l’instant, rien n’est fait, rien n’est même possible. C’est bien là tout le problème.

Pour avancer, il faudrait que chacun des viticulteurs décident de ne plus soutenir l’InterBeaujolais. Mais s’ils partent dans cette direction, ils n’auront plus le droit de vendre leurs vins sous l’appellation à laquelle ils peuvent prétendre, etc. Les viticulteurs font vivre l’InterBeaujolais qui tuent petit à petit les viticulteurs en leur réclamant toujours plus d’argent pour vivre, etc.
Le problème majeur est donc cet organe de communication officiel, de propagande d’un autre siècle, qu’est l’InterBeaujolais.

Pour sauver le Beaujolais, la seule solution envisageable semble être de ne plus suivre Le Beaujolais, en tant qu’institution. Pour sauver le Beaujolais, il faut tout détruire, faire table-rase du passé pour repartir sur des bases saines et solides.