InterBeaujolais : budget fondé sur la Cotisation Volontaire Obligatoire

Edit du 30/10/2014 : nous vous invitons à lire la réponse de M. Bourjade, délégué général de l’InterBeaujolais, en commentaire de cet article.

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En préambule à un article qui paraîtra d’ici quelques jours, nous nous sommes interrogés sur le budget annuel de l’InterBeaujolais.
Puisqu’aucun document officiel ne permettait de trouver des traces de ce budget, nous sommes partis de la « CVO », autrement nommée Cotisation Volontaire Obligatoire.

L’InterBeaujolais est l’organe officiel gérant la communication et l’administration du vignoble Beaujolais.
Il existe des interprofessions dans de nombreux secteurs et/ou régions agricoles et viticoles, toutes financées par les CVO.
Chaque professionnel se doit d’adhérer à ces interprofessions au risque de ne pouvoir commercialiser, voire exercer.

Nous vous invitons à lire cette Assemblée Générale Ordinaire de l’InterBeaujolais, trouvée sur le site du Ministère de l’Agriculture. La page 13 -nommée Article XII- Budget- vous expliquera ce qu’est cette Cotisation Volontaire Obligatoire. Les pages, ou articles, suivantes vous apprendront ce que devaient verser chaque viticulteur et/ou négociant à l’InterBeaujolais, afin d’assurer la communication de leur vignoble (jusqu’en 2013, les montants actuels ne sont pas rendus officiels) :

  • 6.36 €/hl vendu de l’AOC Beaujolais ;
  • 6.52€/hl vendu de l’AOC Beaujolais Villages ;
  • 7.56€/hl vendu des AOC Brouilly, Côte de Brouilly, Régnié, Morgon, Chiroubles, Fleurie, Moulin à Vent, Chénas, Juliénas et Saint-Amour (Crus du Beaujolais).

Cette Cotisation Volontaire Obligatoire ne sert qu’au budget de fonctionnement et de communication de l’InterBeaujolais.

Pour toute demande de capsules ou quoi que ce soit d’autres, vous devrez bien évidemment payer des taxes supplémentaires.

Ainsi, d’après les chiffres fournis par cette Assemblée Générale Ordinaire, et si l’on se fie au rendement moyen par AOC en 2010, le budget de L’interBeaujolais pour l’année 2010 pouvait s’éléver à 5 648 434 € :

  • 2 019 300 € pour l’AOC Beaujolais ;
  • 1 467 163 € pour l’AOC Beaujolais Villages (Edit : la première mouture de l’article faisait mention de ‘Beaujolais Nouveau’. Il ne s’agissait que d’une coquille) ;
  • 2 161 971 € pour l’ensemble des AOC crus du Beaujolais.

Dans l’état actuel des choses, et vu le budget conséquent : nous nous posons une sérieuse question : où part cet argent ?

Un petit indice ?

Voici ce qui a été fait sur les murs du fameux « 210 », siège des bureaux de l’InterBeaujolais dans une rue cachée de Villefranche-sur-Saône.

Dans l’état actuel des choses, nous ne savons pas si cette fresque géante a été financée par la Cotisation Volontaire obligatoire… mais le budget de l’InterBeaujolais étant basé sur cette taxe « volontaire obligatoire », il y a de fortes chances que cette fresque en soit le fruit. Nous ne disons pas qu’elle est en le fruit, nous disons qu’elle POURRAIT en être le fruit.

Fresque murale peinte sur les murs du 210 en Beaujolais - InterBeaujolais - dépense argent inutile cotisation volontaire obligatoire Fresque murale peinte sur les murs du 210 en Beaujolais - InterBeaujolais - dépense argent inutile cotisation volontaire obligatoire Fresque murale peinte sur les murs du 210 en Beaujolais - InterBeaujolais - dépense argent inutile cotisation volontaire obligatoire
Pendant ce temps, les suicides de viticulteurs continuent car, pour certains, ils ne peuvent plus payer ce qu’ils doivent, le vignoble s’enfonce sans cesse dans la crise, les vins du Beaujolais souffrent d’un déficit d’image assez énorme.
Mais oui, la priorité était, évidemment de dépenser de l’argent (et combien?!!!) pour une fresque sur l’ensemble des murs de l’InterBeaujolais

Amis vignerons du Beaujolais, voilà où pourrait être passée une partie de votre Cotisation Volontaire Obligatoire, en 2014. Heureux ?

La suite d’ici quelques semaines…

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5 réflexions sur « InterBeaujolais : budget fondé sur la Cotisation Volontaire Obligatoire »

  1. Bonjour,
    Je suis le Délégué Général d’Inter Beaujolais et je tiens à préciser que pas un seul centime de la CVO a servi à payer cette fresque. Cela a le mérite d’être clair et mettra fin à la polémique que veulent créer certains dans le vignoble. Je regrette que vous n’ayez pas pris la peine de contacter l’interprofession qui vous aurait répondu avec plaisir. Nous l’avons d’ailleurs écrit il y a quelques semaines dans notre newsletter qui est envoyée à l’ensemble de nos opérateurs pour qu’ils en soient informés. Les locaux du 210 appartiennent à un syndicat indépendant qui loue l’ensemble des bâtiments aux différents organismes viticoles dont nous faisons partie.

  2. Monsieur Bourjade,

    vous me voyez ravis de votre réponse. Néanmoins, nous n’avons jamais dit que cette fresque avait été officiellement payée par la CVO, mais qu’elle aurait pu être payée par la CVO -ce qui fait une différence notoire. Nous allions contacter l’Inter Beaujolais à ce sujet. Comme il a été dit, cet article est un préliminaire à un autre article plus conséquent.

    Vous parlez d’une polémique naissante.
    Je tiens à vous rappeler que si polémique naissante il y a, c’est que la majorité des personnes en Beaujolais ne comprend pas vos messages. Peut-être même les destinataires de votre newsletter ne lisent pas vos e-mails. Quel est le taux d’ouverture, puis la taux de clics, sur ces newsletters ? Où communiquez-vous davantage sur ces sujets, sur vos sites web d’un autre âge ? N’est-ce pas censé être le rôle d’une newsletter de donner une information puis un lien fixe permettant de trouver tout ce qui tourne autour de cette information ?
    Pourquoi est-il si compliqué d’obtenir des informations sur internet dans le Beaujolais, pour tout ce qui concerne la viticulture ou le tourisme, alors que dans de nombreuses régions, tout est simplifié avec internet ?

    A force de manquer de professionnalisme et de transparence, à force de compliquer l’accès aux informations, vous vous attirez les foudres de milliers de personnes. N’est-ce pas le temps de penser à réformer votre politique de communication ?
    A titre personnel, je vous ai proposé ma candidature à plusieurs reprises afin de commencer à travailler correctement à informer des professionnels dépassés par votre manque de transparence. Personne n’a jamais daigné me répondre.
    La communication en Beaujolais est désastreuse. Elle est le fruit du manque d’efficacité, et donc de compétence globale, de vos actions de communication. Quand allez-vous enfin basculer dans le XXIème siècle ?

    Je vous invite à me contacter au 0777768549 ou par mail fl.durand@gmail.com

    F Durand, chef de produits web.

  3. Je vous contacterai prochainement par téléphone car je ne tiens pas à donner de l’ampleur à vos accusations déplacées et totalement infondées. Je croyais que votre site a pour objectif de commercialiser des vins de notre belle région et je m’interroge sur vos réelles intentions car si vous voulez mettre en valeur les vins du Beaujolais, il me semble que ce n’est pas en dénigrant de manière péremptoire et en donneur de leçons que vous y parviendrez.

  4. Oh oui, c’est justement car je la défends que je ne suis absolument pas d’accord avec la politique grand-guignolesque que vous tous mettez en œuvre, chaque année.

    Combien a coûté l’élection de cette chère Cindy Forissier, l’an dernier ? A quoi a-t-elle servi ? Pour quelle raison ne pas avoir utilisé son image pour promouvoir les vins du Beaujolais ? Quelles ont été les retombées réelles de cet investissement ?
    Vos visuels sont ignobles d’inventivité. Combien sont payés les artistes qui ont toute les raisons (financières) du monde d’accepter de collaborer à vos ignominies publicitaires autour du Beaujolais Nouveau ? Croyez-vous que cet artiste, inconnu du grand public -et même s’il avait été connu, qu’importe- redorera l’image car il a fait le visuel des portions de frites chez McDo ?! Allons ! un peu de bon sens.

    Je ne suis pas d’accord, donc je le dis. Je participe, ainsi, à la défense du Beaujolais. Si cela ne vous plaît pas, je peux le comprendre, mais je ne compatirais pas.

    Ne vous placez pas en donneur de leçons non plus quand vous n’avez rien de mieux à proposer que ce que vous proposez actuellement : c’est à dire une succession de plans de communication dignes de l’année 1973, ou de 1983 si je suis gentil.
    J’ai des idées, je les développe, qu’elles vous plaisent ou non. Je les développe
    ici http://e-vigneron.com/marketing-mais-quont-ils-fait-de-miss-beaujolais-nouveau/
    ou ici http://e-vigneron.com/marketing-comment-sauver-le-beaujolais/ puis ici http://e-vigneron.com/crise-sauver-le-beaujolais-quelques-pistes/

    J’attends votre coup de fil avec impatience.

    En France, il existe une liberté fondamentale : la liberté d’expression. La liberté d’expression est très liée à la liberté de penser. Or, vous n’avez tellement pas l’habitude qu’on vous dise ce qu’on pense de vous, perchés dans vos bureaux, que je comprends parfaitement que vous n’appréciez pas.
    Pourtant, ne vous ayant pas attaqué mais ayant soulevé des débats, développé des idées, je ne retoucherai pas un iota de ce qui a été écrit contre votre si bel organisme.

    Je finirai sur ces mots « Ce n’est pas signe de bonne santé mentale que d’être adapté à une société malade ». Or, le Beaujolais est profondément malade depuis de longues années. La faute à qui ?

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