Solidarité entre viticulteurs : un bel exemple pour les taillages

Il arrive que des coups durs viennent retarder le travail des viticulteurs dans leurs vignes.

En Beaujolais, c’est à ce moment-là qu’un effort de solidarité entre viticulteurs se met en place pour que le collègue, qui a rencontré un problème quel qu’il soit, puisse sortir la tête de l’eau.
C’était courant, auparavant. Cela faisait quelques années que je n’avais pas vu ça, dans les vignes. De nombreuses personnes se réunissent pour finir le travail, pendant une journée, ou deux. Ou ne serait-ce qu’une heure. Bref, le temps importe dans le fond. C’est plutôt le soutien qui revêt toute son importance.

Si le viticulteur ne peut finir ses taillages à temps pour des raisons graves, il perdra une année complète de revenus. Il n’aura pas la chance d’être soutenu par un système quel qu’il soit. Il ne peut généralement compter que sur lui… et son entourage.
La solidarité entre viticulteurs, c’est ça. Elle ne se met jamais en place à la demande de l’intéressé. Ce sont les autres, ceux qui voient, qui mettent tout en mouvement et organisent tout. Exemple de solidarité entre viticulteurs dans le Beaujolais lors des taillages.

Jeudi 12 mars dernier, entre Villié-Morgon et Régnié-Durette, une vingtaine de voitures attirent mon attention. Elles sont garées en file indienne au bord d’une route.
Le Soleil commence à descendre derrière les monts du Beaujolais et la lumière est belle. Le ciel est bleu. On sent que le printemps arrive. Doucement, mais il est bientôt là. Et si la météo continue comme ça, dans 3 semaines, la vigne démarrera.

En y regardant de plus près, je remarque des dizaines de petits bonhommes qui se lèvent et se baissent, sans cesse, dans les vignes.
Si on n’avait pas été au mois de mars, j’aurais cru aux vendanges. Mais non, il n’en est rien. Je sais parfaitement ce que je regarde : un bel exemple de solidarité entre viticulteurs, pour finir les taillages.

Je ne sais rien de l’histoire qui se cache derrière ce petit spectacle. Un drame, peut-être… sûrement. Je ne veux rien savoir de plus.

Je n’ai pas osé m’approcher pour faire quelques clichés et discuter avec eux. Je sais juste que, à de très rares moments, le Beaujolais revêt ses habits d’autrefois où on ne laissait pas son voisin sur le carreau.

Comme l’aurait dit un chanteur à succès, « La photo n’est pas belle mais l’on peut y voir… ».

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