[Webmarketing et Vin] Une fois n’est pas coutume, on aime bien.

Beaujolais Nouveau 2015 : un site entièrement dédié !

C’est cohérent. C’est propre (graphiquement parlant. Parce que techniquement parlant, il suffit de faire un tour dans le code pour voir les limites du truc). C’est suffisamment jeune et vieux à la fois pour pouvoir plaire à pas mal de monde ! Et ça a même un site internet dédié !!!

« Ca », c’est le Beaujolais Nouveau 2015 ! A croire que l’InterBeaujolais, sur qui on n’arrête pas de taper (mais c’est pour notre bien), a décidé de se mettre à la page ! Hier, nous avons vu le visuel de promotion du Beaujolais Nouveau 2015. Comme nous ne savons pas si nous avons le droit de vous le révéler (question de droits d’auteur), on le tient secret pour l’instant. Mais il est dans la même veine que ce site inespéré, dédié totalement au Beaujolais Nouveau ! Reste à voir le contenu…

Au passage, sachez que la date de sortie du Beaujolais Nouveau 2015 est fixée le jeudi 19 novembre à partir de 0h00 ! Comme tous les ans, c’est le troisième jeudi de novembre.

Cliquer pour visiter le site du Beaujolais Nouveau 2015.

On fait un grand pas en avant et c’est plutôt pas mal !

On attend la suite de la campagne numérique, qui pourrait peut-être valoir le coup.

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Beaujolais Nouveau : pourquoi a-t-il souvent un « goût de banane » ?

Une question que tout le monde est en droit de se poser : pourquoi le beaujolais a-t-il toujours un goût de banane ?

Faisons un pari, voulez-vous. Le Beaujolais Nouveau 2014 aura un goût de… banane ! Mais pourquoi ?! Lire la suite

Les dessous du Beaujolais Nouveau : enquête !

Edit du 12/11/2015 : Cette année, le Beaujolais Nouveau (2015 donc) sortira le jeudi 19 novembre à 0h00.
A la suite de cette enquête qui date, de mémoire, de 2008, nous vous invitons à poursuivre votre lecture sur les problèmes économiques terribles qui conduit les vignerons du Beaujolais à la faillite, en 2015. Si rien n’est fait, le vignoble Beaujolais n’existera plus dans moins de 10 ans.
En attendant, bonne lecture à vous ! Et n’oubliez pas de poursuivre votre lecture en fin d’article.
FD, l’auteur.

Le Beaujolais Nouveau. Produit-phare du vignoble Beaujolais jusqu’au milieu des années 1990, il ne semble être aujourd’hui plus qu’un mauvais argument commercial, reflet de la piètre stratégie marketing du vignoble.
Retour sur un produit devenu commercial, dont la mauvaise réputation plonge un vignoble entier dans les tréfonds de cette crise sans précédent. Lire la suite

Beaujolais Nouveau 2013 « Il est sorti, vive le Beaujolais »

Beaujolais Nouveau 2013 : il est arrivé ! Vive le Beaujolais et le vin nouveau.

Vous l’avez tous attendu, il est enfin là !

Le Beaujolais Nouveau 2013 est officiellement soumis à la vente (et au verdict des consommateurs) depuis 0h00min1sec ! Nous le savons depuis quelques temps déjà : ce millésime s’annonce exceptionnel. Le Beaujolais Nouveau que nous produisons (en toute petite quantité) de manière totalement traditionnelle enchante  les papilles de tous nos clients.

Le Beaujolais Nouveau 2013 est arrivé !Cette année, le Beaujolais Nouveau est très fruité, avec des arômes étonnants et discrets de fruits rouges confits -mûre cuite avec quelques notes de cerise. Evidemment, vous trouverez en première bouche le goût de raisin. Impossible autrement vue la date des vendanges (fin septembre, début octobre).
Le fameux « goût de banane », que les journalistes arrivent à trouver à tous les Beaujolais Nouveau (alors qu’ils ne s’y connaissent rien en vin la plupart du temps), n’a jamais été un bon signe pour nous, producteurs ! Le goût de banane n’existe pas, il n’a même jamais existé. Nous avons pour coutume de dire que le Beaujolais Nouveau a pour principal arôme celui du raisin.
Les arômes plus complexes commencent à peine à se développer. Ce phénomène est, comme nous le disions, lié au fait que les grappes étaient encore accrochées à leur cep quelques semaines plus tôt. Cette année, pour le Beaujolais Nouveau 2013, cet arôme de raisin est donc encore plus prononcé.

Nous avons eu l’occasion, en qualité de professionnels implantés dans le vignoble Beaujolais, de goûter bon nombre de Beaujolais Nouveau : nous n’en avons pas trouvé un seul de qualité moyenne.
Deux explications possibles :

  • l’année est véritablement exceptionnelle et le millésime sera apte à vieillir (n’hésitez pas à déboucher une bouteille de Beaujolais Nouveau en juin ou juillet. Voire après. Vous pourriez avoir de très bonnes surprises) ;
  • les viticulteurs ont tous fourni un travail exceptionnel, ce qui signifie que la qualité des vins du Beaujolais devrait aller grandissante dans les prochaines années.

Quoi qu’il en soit, nous espérons que vous avez apprécié le Beaujolais Nouveau 2013 (ou que vous l’apprécierez si vous n’avez pas eu l’occasion de le déguster !)

Cette nuit, à 0h01, la percée du Beaujolais Nouveau a eu lieu à Beaujeu, capitale historique et originelle du Beaujolais ! Beaujeu accueille tous les ans « les Sarmentelles », un événement mondial regroupant des milliers de personnes dans les rues de cette toute petite ville.
La percée du Beaujolais Nouveau a lieu à l’ancienne à 0h00 devant une foule d’impatients ! La fête bat alors son plein jusqu’au petit matin. Le froid, souvent présent à cette époque, est souvent vaincu pour le plaisir d’assister à cet événement mondial, dans le coeur du vignoble.

Nous vous donnons rendez-vous dès le mois d’avril pour déguster les autres vins du millésime 2013 et, surtout, espérons que vous serez tout aussi nombreux pour le millésime 2014.

 

L’été est fini : les vendanges arrivent dans le Beaujolais !

Les vendanges en Beaujolais : démarrage fin septembre.

On va commencer cet article avec un petit rappel lexical important car tout le monde, ou presque, a oublié qu’il existait une distinction entre ces deux termes :

  • le viticulteur est le professionnel qui s’occupe de cultiver la vigne ;
  • le vigneron est le professionnel qui s’occupe de cultiver la vigne, de vinifier les raisins puis d’élever ses vins.

Pour être plus parlant : quelqu’un qui travaillera dans ses vignes sans avoir de cuvage et emmènera ses raisins dans une cave coopérative sera considéré comme un viticulteur. Une personne qui s’occupera de toute la chaîne de production, de la taille de la vigne, en passant par la récolte puis la vinification, jusque parfois la mise en bouteille puis la commercialisation, sera considéré comme un vigneron.

Maintenant que les choses sont plus claires pour tout le monde, on va pouvoir entrer dans le vif du sujet pour parler des vendanges dans le Beaujolais.

Fin septembre, les vendanges 2013 dans le Beaujolais débuteront.  Une année bien tardive avec de nouvelles traditions.

Beaujolais : des vendanges 2013 bien tardives !

On se croirait retournés 25 ans en arrière.
A cette période, il était plus que fréquent que la date des vendanges soit fixée aux alentours du 25 septembre. D’ailleurs, dans la mémoire collective, les vendanges n’annoncent-elles pas l’automne, la fin d’un nouveau cycle autour duquel tout est bâti ?

Nous nous sommes habitués, au fil des années, à voir les vendanges s’avancer dans le temps. En 2000, la récolte avait débuté chez certains viticulteurs à la fin août. En 2003, certains, dans le vignoble Beaujolais, avaient même débuté les vendanges avant le 15 août. Du jamais vu ! Depuis lors, le début de la récolte à la fin du mois d’août est devenu courant.
En quinze ans à peine, 5 millésimes ont vu leurs vendanges débuter avant le 1er septembre en Beaujolais.
Ces dernières années, la date du ban des vendanges (la date de début légal autorisé par la Préfecture) oscillait néanmoins autour du 1er septembre. Cela faisait donc quelques années que la récolte n’avait pas débuté aussi tard.

Plusieurs questions se posent : comment vont faire viticulteurs pour recruter des troupes de vendangeurs, eux qui d’ordinaire s’appuyaient largement sur les étudiants ? Le raisin aura-t-il eu suffisamment de temps pour se transformer en Beaujolais Nouveau buvable ? Car oui, le date de sortie du Beaujolais Nouveau est fixée au 21 novembre 2013. Soit 2 petits mois,à peine après le début de la récolte.

Tenez, d’ailleurs : saviez-vous que les vignerons auront le droit de délivrer le Beaujolais Nouveau aux négociants à partir du 15 octobre, soit à peine 3 semaines après le début de la récolte. Moi, personnellement, ça me laisse songeur. Pas vous ?
Pour ce qui concerne les vendangeurs : ce sont souvent des troupes entières, venues des pays de l’Europe de l’Est, qui viennent s’occuper de la récolte. La raison est principalement d’ordre économique. Et puis comme il est encore rare que la récolte du raisin puisse se faire à la machine, en Beaujolais (sauf autorisation exceptionnelle), et que cela risque de durer encore quelques années, le Beaujolais s’enrichit de nouvelles traditions, tout droit venues des ex-républiques Soviétiques.
Dans de nombreuses exploitations, les vendanges d’antan sont belles et bien finies et avec elles, la fin des nombreuses traditions séculaires liées à cette période spécifique.
La Revole, par exemple. Cette soirée qui avait lieu le dernier soir, après la fin des vendanges, mémorable pour toute la troupe et les patrons, disparaît petit à petit. Elle scellait parfois de jolies amitiés ou de belles histoires d’amour naissantes.

Le Beaujolais change, s’adapte lentement à son époque. Mais ce qui est sûr, c’est que dans 50 ans encore, le raisin se récoltera toujours, d’une manière ou d’une autre, avec sûrement d’autres traditions encore, sur les coteaux Beaujolais.

[Marketing] Comment sauver le Beaujolais ?

Comment sauver le Beaujolais ? E-vigneron

Voilà un sujet intéressant, qui pourrait demander plusieurs jours de travail si l’on voulait être le plus complet possible.

La délicate mission de sauver le Beaujolais : une mission impossibleEt puis, réflexion faite, en commençant cet article, on ne sait pas vraiment par où débuter. Le sujet est vaste, complexe, varié. Les possibilités sont infinies. Car oui, elles le sont. Mais ça, jamais, JAMAIS, un viticulteur dans le Beaujolais ne vous le dira. Car lui, ce qui le préoccupe, c’est qu’il n’a plus le même train de vie qu’avant, qu’il est déprimé, que c’est dur, que sa vigne est malade, qu’il ne peut plus payer ses factures pour son tracteur en panne pour la sixième fois en cinq mois, qu’il ne sait pas s’il pourra passer le prochain bilan comptable, qu’il va falloir engager des vendangeurs et les payer, que l’orage de la veille a endommagé deux hectares de vignes, qu’il a été obligé de vendre son vin à perte à un négociant qui ne lui a pas laissé le choix, que les gens n’achètent plus de vin de toute manière car c’est la crise, que tout ça…
Enfin si, quelques uns vont avoir quelques touches d’optimisme, mais ils sont rares. Mais ils sont là.
Mais globalement, le viticulteur du Beaujolais, lui, ne va pas voir le potentiel qu’il a entre les mains. Pourquoi ? Simplement car il n’a jamais appris autre chose qu’à travailler ses vignes ou son vin. Et puis en même temps, peut-on lui en vouloir à ce viticulteur déprimé ? Non. Car son métier c’est de cultiver de la vigne et d’élever des vins, pas de faire du marketing. Car tout ce qui tenait lieu du marketing, dans le Beaujolais, était tenu de main de « maître » (sic!) par cet organe dont nous faisions mention au sujet de l’élection de la grande sauveuse du vignoble, autrement nommée Mademoiselle Beaujolais Nouveau : l’InterBeaujolais (autrefois nommé l’UIVB).

Alors l’InterBeaujolais, vous l’aurez compris est, pour nous, une fumisterie. Mais pas le genre de petite fumisterie. On pourrait dire qu’il pourrait éventuellement -mais c’est pas sûr- s’agir d’une escroquerie mais on va peser nos mots parce qu’on sait jamais ce qui pourrait nous tomber dessus. Donc restons-en là : l’InterBeaujolais serait-il une fumisterie ? Et si oui, Pourquoi ?
L’InterBeaujolais c’est juste un groupuscule d’héritiers de pseudo-personnalités qui ont eu un certain pseudo-pouvoir, et une certaine notoriété, quand le vignoble a été réglementé et inventé dans les années 30/40. Et donc les héritiers, c’est bien connu, ils ne sont pas souvent capables de faire quoi que ce soit de bien constructif (à quelques exceptions près).
En plus, si on veut voir nos vins agréés (donc si on veut qu’ils soient vendus sous l’AOC correspondant à leur gamme), il faut qu’on leur verse des cotisations volontaires-obligatoires qui serviront au budget-communication. Mais bon, en même temps, la mission principale de l’Inter étant quand même de travailler à la communication du vignoble, on voit mal où, ailleurs que dans le budget « communication », de telles sommes pourraient aller…

Sans transition, et comme je viens de trouver comment donner tout un sens à cet article, je vais commencer par un rapide panorama du Beaujolais.

Beaujolais : le temps du visionnaire

Remontons après-guerre.
Un génie et visionnaire commence, seul, dans son coin, à travailler à l’image du Beaujolais. Il a de grandes ambitions, veut que le vignoble Beaujolais devienne mondialement connu. Il s’agit de Georges Duboeuf, un petit négociant à l’époque. En moins de 30 ans, il  réussit à faire du Beaujolais LE vin de fête par le biais du Beaujolais Nouveau. Son coup marketing est parfait. Un travail de longue haleine auquel l’homme a consacré sa vie.

Gerorges Duboeuf, le visionnaire du Beaujolais NouveauSa mission est réussie. On ne pouvait faire mieux. Vraiment. Durant des décennies, Georges Dubœuf a pensé chaque détail du premier vin de l’année, s’entourant des célébrités de l’époque ou de quelques frasques qui relèvent maintenant de l’anecdote.
Au mois de novembre, tout le monde en Beaujolais vit au rythme de la sortie du Beaujolais Nouveau. Que ce soit les viticulteurs mais également les commerçants, les entreprises qui livraient les bouteilles, les filtreurs, les chaînes de mise en bouteilles, etc. Toute une économie locale qui se pliait à l’heure du Beaujolais Nouveau.
Sentant bien que l’effet de mode du Beaujolais Nouveau ne perdurerait pas des années, du fait de l’évolution de la société, l’homme décide de passer à la seconde étape et de mettre de côté, sans toutefois l’abandonner, SON Beaujolais Nouveau.
Nous sommes alors en 1993 et le Hameau du vin ouvre ses portes. L’objectif est clair : il faut désormais travailler sur l’œnotourisme pour amener du monde dans le vignoble. Banco, une fois de plus. Le parc œnotouristique est un succès. Un succès vraiment mérité, qui plus est, avec un parc de caractère, aussi captivant pour les petits que les grands.

Alors que tout le monde avait suivi Georges Dubœuf dans son entreprise de glorification du Beaujolais Nouveau, personne, ou très peu, ne s’est intéressé à ce qui était l’étape la plus importante pour faire du Beaujolais un vignoble d’exception : attirer des touristes sur ces terres pour leur faire prendre conscience que le Beaujolais est un vignoble, riche de complexités, de vins, d’hommes et de femmes de caractère, de paysages sublimes, d’histoires, de légendes et de savoir-faire uniques. Personne ne s’y est véritablement intéressé. Ou alors pour critiquer, pour dire qu’il voyait trop grand, que ça ne servirait à rien ; qu’ici, on faisait du vin et non du tourisme.
J’ai quelques souvenirs du moment où le Hameau du vin a été ouvert au public et je me souviens clairement, du haut de mes 10 ans, avoir entendu de telles choses sortir de la bouche de viticulteurs ou d’anciens viticulteurs. Pas tous, certes. Certains trouvaient l’intention louable sans vraiment en comprendre l’intérêt réel. D’autres étaient envieux.
Le fait qu’il y ait un magasin à la sortie du musée, passage obligé pour le touriste, n’allait pas servir les velléités des petits producteurs. Oui, certes. C’est vrai. Mais n’oublions pas le métier premier de M. Dubœuf : vendre du vin, estampillé Georges Dubœuf, qu’il achetait à des petits producteurs. Sa notoriété, et celle de ses vins, devait bien continuer à dominer le marché du Beaujolais. Il ne faut pas se voiler la face non plus. Dans une logique de développement d’entreprise, où la rentabilité est le cap à garder, il fallait bien que les vins Georges Dubœuf soient les premiers à être présentés aux touristes ayant poussé la porte de SON musée ! Si cela n’avait pas été fait, cela aurait été une grave erreur de marketing, d’ailleurs. Mais ça, les « Gens du Cru » ne le comprenaient pas.

Donc là encore, un succès pour Georges Dubœuf, quoique légèrement plus mitigé, qui semblait pousser le vignoble Beaujolais vers une nouvelle dimension : celle des vignobles d’exception, à l’image de l’Alsace, de la Bourgogne, du Bordelais ou de la Champagne. A la fin du XIXème siècle, les coups marketing de la Maison Mercier (Champagne) n’ont-ils pas propulsé le vignoble champenois au niveau qu’il est aujourd’hui ?

Le Beaujolais Nouveau : un choix marketing risqué sur le long terme

Lorsque M. Dubœuf a développé le concept du Beaujolais Nouveau pour le pousser jusqu’au bout et l’user jusqu’à la corde, l’InterBeaujolais l’a suivi, lui offrant les moyens de communiquer autour de SON produit. Le négociant y mettait sûrement également beaucoup de sa poche pour arriver à ce résultat. Mais tout le monde était gagnant à ce petit jeu du Beaujolais Nouveau. Et comme tout le monde était gagnant, tout le monde était content. L’équation est simple : un gagnant=un content.
Tous les vignerons, voyant que l’Inter suivait, ont également, tels des moutons bien dressés, suivi le mouvement. Ils participaient à cet événement planétaire à leur échelle (car il faut bien le rappeler, jusqu’au début des années 90, la sortie du Beaujolais Nouveau était un véritable événement planétaire). Tout le monde partait le 3ème jeudi de novembre à minuit pile pour arriver le plus tôt possible à Paris pour que la totalité des bistrots soient livrés avant midi.
Une véritable course avait lieu entre Romanèche-Thorins (siège de l’entreprise de Georges Dubœuf) ou les petites exploitations du vignoble, et Londres. Il y a 25 ans, le premier qui traversait la Manche en bateau, en avion, à la nage (car le tunnel n’existait pas encore), remportait la course. C’était un titre honorifique, mais qu’importe : il donnait de la saveur au mythe du Beaujolais Nouveau. Il donnait de la saveur au Beaujolais Nouveau. Celui qui le goûtait en premier le trouvait forcément bon. Forcément, même s’il ne l’était pas tant que ça. Et pourquoi ? Car le marketing avait fait le reste. Car le marketing avait travaillé à son image et à sa légende.
Sur les parkings des autoroutes, lorsque les viticulteurs faisaient une simple pause, il leur arrivait de vendre plusieurs bouteilles à des personnes arrêtées au même endroit.
Bref, dès la fin des vendanges, dans le Beaujolais, tout le monde se préparait au marathon du Beaujolais Nouveau.

Maintenant, plus rien n’est respecté. Vous pouvez même en trouver disponible à la vente une semaine avant la date de commercialisation officielle qui est, rappelons-le, le 3ème jeudi de novembre à 0h00.
Comment voulez-vous, en se basant sur ce simple dernier fait, que le Beaujolais Nouveau puisse sortir le vignoble Beaujolais de la crise qu’il traverse ?

Marketing vin : comment sauver le vignoble Beaujolais ?Et pourtant, les gens de l’Inter continuent à « travailler » autour. Continuent, sans cesse, sans relâche, en se disant on-ne-sait-trop-quoi, mais ils foncent tête baissée vers un mur en plomb qui se rapproche de plus en plus et de plus en plus vite ! Pour le Beaujolais Nouveau 2012, ce sont près de 2 millions d’euros qui ont été investis dans une campagne de communication de 6 jours. A près de 300.000  € la journée, ça fait cher le coup de pub pour un produit qui plonge l’intégralité du vignoble dans un abyme sans fond.

Comme en Beaujolais les gens sont restés de petits moutons bien dressés, exactement les mêmes qu’au temps du succès de ce vin, qu’en plus, certains de ces moutons sont maintenant accompagnés de leurs héritiers, hé bien le collège de viticulteurs du Beaujolais continue à donner l’aval à de telles dépenses de communication pour un vin qui ne se vend plus et dont l’image médiocre rejaillit sur l’ensemble des autres vins du vignoble, de qualité nettement supérieure.

Beaujolais : comment sauver le vignoble ?

Le problème est là : on cherche à se rattraper à des fragments de cordes qui sont tous sur le point de céder et on laisse faire ceux qui se croient suffisamment intelligents et professionnels pour gérer une telle crise.

Concrètement, les problèmes sont :

  • un collège de viticulteurs qui dirigent l’InterBeaujolais, héritiers d’anciens dirigeants de l’InterBeaujolais ;
  • le problème de subventions dont dépend l’InterBeaujolais, ne laissant aucune marge de manœuvre aux vignerons qui ne désirent pas participer à la communication globale ;
  • des vignerons qui se voilent la face en se disant que l’InterBeaujolais va leur sauver la mise, mais qui n’y croient absolument pas dans le fond ;
  • un désir complètement rétrograde de surfer sur cette mini-vague de mode du Beaujolais Nouveau ;
  • un manque de recul par rapport à ce qui doit être fait, et un manque de créativité (toujours du collège de viticulteurs qui dirige l’Inter) ;
  • une ténacité à s’accrocher à un produit à l’image merdique et médiocre (il ne faut pas avoir peur d’employer les mots justes),  éclaboussant au passage la totalité des vins produits sur le vignoble. Cette ténacité est toujours du fait du collège de viticulteurs dirigeants l’Inter ;
  • un refus de travailler sur l’image de marque de chacun des différents vins du Beaujolais ;
  • des vignerons qui ne croient plus en leur avenir, incapables de prendre des décisions communes, pour leur bien-être commun et la pérennité de leur vignoble ;
  • des négociants qui font la pluie (rarement le beau temps) sur le vignoble, forçant les vignerons à vendre leurs vins à perte, et poussant le Beaujolais dans une crise encore plus profonde ;
  • un manque cruel d’une personnalité charismatique capable de porter un projet solide et construit, tel que Georges Dubœuf l’a été jusqu’à récemment ;
  • le refus du vignoble de basculer tête la première, dans une démarche solidaire, dans le XXIème siècle (donner les moyens aux viticulteurs de basculer dans le numérique et leur en expliquer tous les enjeux) et dans l’œnotourisme ;
  • un manque d’identité du vignoble (aucune fête ou manifestation, hormis la Fête des Crus qui, il faut bien le dire, bat de l’aile).

Logo de l'inter-BeaujolaisLorsque chacun de ces points aura été clarifié, on pourra considérer que le Beaujolais sera sur la bonne voie pour être sauvé. On pourra même considérer que nous aurons sauvé le Beaujolais.

Pour l’instant, rien n’est fait, rien n’est même possible. C’est bien là tout le problème.

Pour avancer, il faudrait que chacun des viticulteurs décident de ne plus soutenir l’InterBeaujolais. Mais s’ils partent dans cette direction, ils n’auront plus le droit de vendre leurs vins sous l’appellation à laquelle ils peuvent prétendre, etc. Les viticulteurs font vivre l’InterBeaujolais qui tuent petit à petit les viticulteurs en leur réclamant toujours plus d’argent pour vivre, etc.
Le problème majeur est donc cet organe de communication officiel, de propagande d’un autre siècle, qu’est l’InterBeaujolais.

Pour sauver le Beaujolais, la seule solution envisageable semble être de ne plus suivre Le Beaujolais, en tant qu’institution. Pour sauver le Beaujolais, il faut tout détruire, faire table-rase du passé pour repartir sur des bases saines et solides.

[Vidéo]Vie de viticulteur en France : la mise en bouteille.

MIe en bouteille

La mise en bouteille est une étape cruciale de la vie d’un viticulteur en France ! En voici un rapide extrait (oui, 6 secondes c’est court pour se rendre compte du travail, mais c’est mieux que rien).

Ce matin, levés aux aurores pour remplir 15.000 bouteilles de vin. Nous avons commencer par du Beaujolais Rosé puis du Morgon. Une petite surprise : nous avons fini par un petit nouveau dans la gamme, du Morgon fût de chêne (30 mois de fût), dont nous vous parlerons d’ici quelques jours. Mais soyez patients !

Peu de vignerons possèdent une chaîne de mise en bouteilles. La plupart d’entre-nous faisons appel à des professionnels, qui louent leur matériel et leur savoir-faire aux viticulteurs. Il faut en moyenne 4 personnes pour que la chaîne puisse tourner sans encombre.
A une vitesse oscillant entre 3.000 et 4.000 bouteilles par heure, vous imaginez la masse de travail qu’une mise en bouteille peut représenter.

[Vidéo] Travail de la vigne : le rognage

Travail de la vigne Beaujolais : le rognage

Une petite vidéo de quelques secondes pour vous présenter le travail de la vigne d’un viticulteur, en ce moment ! Il consiste à cisailler la vigne, ou la rogner, c’est à dire couper les côtés et le dessus de chaque cep.

Le travail de la vigne et le dangereux travail du rognage, le cisaillage. Vin du BeaujolaisPour ce faire, la machine présentée ici, montée sur un tracteur, va passer au dessus de chaque rang de vigne et couper les branches qui seraient trop longues, qui dépassent.

Une fois que la fleur de vigne est passée, les raisins ont besoin du plus d’énergie possible, et donc de sève possible, pour se développer comme il fait. Couper les branches trop longues permet de rediriger la sève vers les raisins pour permettre un meilleur développement.
Par ailleurs, la vigne pousse très vite et très rapidement. Il est donc essentiel de pouvoir contrôler la pousse de ses branches, afin d’éviter que son champ ne ressemble à une jungle au bout de quelques semaines.

 

Vins de France : accord plat-vin parfait.

Avec quel vin accorder un plat ? Les accords mets-vins

Voilà quelques jours, nous vous avions présenté les accords entre les plats et les 10 vins de France préférés des Français.Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir la suite aujourd’hui. Quel plat accorder avec un Saint Emilion ? La réponse, dans la suite de l’article.
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Mais au fait, comment fonctionne la cotation vin ? Estimer ses bouteilles

Cotation vin - Vieilles bouteilles à estimer - e-vigneron.Com

L’autre fois, un client nous a posé une question. Vous savez, ce genre de questions auxquelles il n’est pas des plus évidents de répondre. « Mais au fait, comment ça marche la cotation vin ? » Lire la suite