Et si la Chine ne devenait pas le premier producteur de vin au monde ?

Hier, cette nouvelle faisait presque la Une de tous les journaux. Rendez-vous compte ?!! La Chine détrônait la France dans son statut de second producteur de vin au monde ! La France était reléguée au troisième rang mondial, derrière le géant Chinois.

Sauf que, tout ceci est basé sur des statistiques. Et vous le savez aussi bien que moi : on fait dire ce qu’on veut aux chiffres.  Tout dépend, finalement, de la manière dont vous les abordez.

J’ai vu fleurir, ci-et-là, des articles qui n’allaient pas dans le sens des grands médias : et si la Chine ne devenait pas le premier producteur de vin du monde ? Et si ?! Ca changerait quoi, dans le fond ?

Ca changerait pas grand chose. On est bien d’accord. Les vignobles Français en crise -dont le Beaujolais est un terrible exemple- continueraient à ne pas vouloir se réformer, et continueraient à s’enliser dans cette crise violente. Les vignobles Français qui, eux, ont eu la chance ou l’intelligence de bénéficier d’une bonne image continueraient à écouler toujours plus de vin.

Selon les années, entre la France et l’Italie -producteurs historiques de vin- on remarque que la Chine est à la 8ème place…

Je vous mets un lien vers un article qui tend à prouver, en abordant les chiffres d’un autre angle, que la Chine n’est pas le premier producteur de vin au monde.

Pour en revenir sur ce que ça changerait, j’ai déniché cet article qui présente le marché du vin en Chine. On y apprend que la superficie de la vigne plantée est supérieure à la France, ok, ET -et c’est là que ça peut relativement inquiéter- que les vins de France détiennent 36% des parts du marché en Chine…

Or, les vins Chinois semblent d’une qualité médiocre. Pour l’instant. Et ça peut changer très rapidement, évidemment. Mais ne nous affolons pas pour autant.
Les Chinois boivent en moyenne à peine plus d’une bouteille de vin par habitant et par an. Les Chinois ne sont pas des consommateurs de vin. Une histoire de goût, d’ancrage dans les habitudes ou de moyen. Quoi qu’il en soit, le Chinois ne boit pas de vin. Ou très peu, quand on prend en compte son milliard virgule quatre habitants (1,4 milliards de personnes sont Chinois).

Produire davantage leur servirait à quoi ? Écouleraient-ils la totalité de leur production si elle était à pleine capacité ? Les Chinois boiraient-ils du vin de Chine ? Les amateurs de vin dans le monde achèteraient-ils du vin de piètre qualité, en provenance de Chine ? Une Chine qui a une très mauvaise réputation de part le monde, rappelons-le…

[Tourisme] Juliénas : petite histoire du célèbre cru du Beaujolais

Fresque à l'entrée du village de Juliénas, village de Beaujolais

Comment accéder à Juliénas, dans le Beaujolais ? Carte d'accèsJuliénas, c’est d’abord un petit village du Beaujolais. Situé à l’extrême Nord du département du Rhône, entre les communes de Jullié à l’Ouest, Pruzilly  et Saint-Vérand au Nord, Saint-Amour-Bellevue à l’Est et Chénas au Sud, c’est un petit havre de paix où la tranquillité et la douceur de vivre sont légions.

Juliénas pourrait être un hameau de Jullié. Il se serait développé indépendamment de sa paroisse originelle.
En effet, étymologiquement, Juliénas est composé de « Jullié » et de « As » qui signifiait « propriété de… ». Le débat est donc ouvert : Jules César, qui fait mention de la région dans sa Guerre des Gaules, a-t-il donné son nom à Jullié, village voisin, ou à Juliénas ?
Moi, ce débat me fait penser à la célèbre question : « de l’oeuf ou la poule, quel est le premier ? « . Pas vous ?

A peine 900 âmes y vivent, perchées sur les nombreuses collines qui font de ce village une petite pépite du vignoble.
Hormis des vins très caractéristiques, Juliénas est aussi connu pour ses joyaux architecturaux.Arrêtons-nous quelques instants dans ce petit village et savourons ensemble cette jolie histoire.

Juliénas : des lieux mythiques.

Beaujolais et tourisme : le village de Juliénas et son paysage escarpéEn arrivant à Juliénas par la D95 puis la D17E, vous allez rapidement vous rendre compte de ce qui semble une hérésie : deux églises siègent fièrement au centre du village, et vous auriez bien raison de vous interroger à ce sujet.
En fait, un seul des deux bâtiments est bien une église. L’autre l’a été jusqu’en 1868, mais elle a été désaffectée. C’est seulement en 1954, sous l’impulsion de Victor Peyet, l’un des ambassadeurs du Cru, que cet ancien lieu de culte fut transformé en caveau de dégustation : le cellier de la vieille église.
Victor Peyet, accompagné de son comparse le journaliste Toto Dubois, bien connu du directeur du Canard Enchaîné, a fait beaucoup pour la notoriété du Juliénas. Victor Peyet était, quant à lui, un négociant en vins qui fut introduit dans le cercle très fermé des chansonniers de Montmartre.
N’hésitez pas à faire une petite halte par le Cellier de la vieille église pour y découvrir cette atmosphère unique en Beaujolais !

Autre curiosité : la Maison de la Dîme. En vous enfonçant dans le village en direction du hameau de Vaux, vous pourrez apercevoir ce petit bijou architectural, datant, pour la partie la plus ancienne, de la fin du XVIème. Sa façace à l’Italienne, typique de la Renaissance, laisse imaginer à quel point les propriétaires de l’époque pouvaient être puissants et riches.
Cette Maison de la Dîme n’était, pour autant, pas spécialement des plus appréciées des contemporains. En effet, les viticulteurs devaient verser 1/12 de leur récolte à l’Eglise catholique (pour rémunération). Cette taxe, souvent considérée comme injuste, nécessitait de grandes capacités de stockage, d’où ses proportions.
La Maison de la Dîme dépendait à l’époque du Chapître de Saint-Vincent-de-Mâcon, en Saône-et-Loire (alors que Juliénas est maintenant dans le département du Rhône).

Maisons traditionnelles sur la commune de Juliénas, dans le BeaujolaisPlusieurs châteaux ont été construits sur le territoire de la commune de Juliénas.
A quelques centaines de mètres du centre du village, le bien nommé Château de Juliénas, bâti entre le XVème et le XVIIème siècle, est malheureusement privé. Il vous sera impossible de le visiter mais vous pourrez espérer, en passant devant, découvrir furtivement ce petit trésor architectural.

De l’autre côté du petit ruisseau qui s’écoule en contrebas du centre du village, vous pourrez y apercevoir le Château des Janroux (privé) mais, surtout, le Château du Bois de la Salle où s’est installée la Cave des producteurs de Juliénas. Cette coopérative a été créée en 1960 par 83 viticulteurs désireux d’unir leurs forces pour vinifier le produit de 95 hectares de vignes.
La Cave des producteurs de vins de Juliénas est située dans une aile du prieuré du Château du Bois de la Salle, bâti à la fin du XVIIIème siècle, par Charrier de la Roche, le premier aumônier de Naopléon Ier.

Mais en vous promenant dans le village de Juliénas, vous pourrez également y découvrir de nombreux petits trésors, tous aussi charmants les uns que les autres.
Des maisons traditionnelles Beaujolais, des cadoles -ces petits cabanes posées ci-et-là au milieu des vignes- vous n’avez pas fini de découvrir toutes les merveilles de ce petit village, dont est originaire l’un des Crus du Beaujolais les plus médiatiques.

Le Juliénas : quand le Canard lui faisait gloire.

Cette fresque se situe à l'entrée du village de Juliénas, dans le BeaujolaisNous en faisions mention tout à l’heure : le directeur du Canard Enchaîné connaissait bien Toto Dubois et Victor Peyet, les deux ambassadeurs du Cru Juliénas à la fin de la guerre.

C’est donc tout naturellement que les journalistes du Canard ont fait de ce vin l’un de leurs emblèmes. Une expression est même née de cet engouement pour ce Cru du Beaujolais : « Aller prendre les eaux à Juliénas ». Les journalistes et écrivains amateurs du Cru considéraient qu’ils venaient en cure dans le Beaujolais comme certains se rendaient à Vichy (dont l’image avait été malmenée par l’installation du Régime du même nom pendant l’Occcupation). Fort à parier qu’ils retrouvaient l’inspiration perdue après quelques verres.
Cette vague d’intérêt chez les journalistes transforma le petit village et le vin du même nom en une petite curiosité nationale. Tout le monde, en France, connaissait le Juliénas et l’assimilait à un vin de fête et de bonne humeur. Une publicité gratuite, qui serait de nouveau bienvenue.

Pour découvrir notre Juliénas, n’hésitez pas à nous contacter.

NB : pour des raisons de droit de reproduction des bâtiments, nous avons préféré ne pas vous montrer les différentes images des lieux que nous vous avons présenté. Merci pour votre compréhension.

[Vidéo] Travail de la vigne : le cisaillage manuel dans le Beaujolais

Le travail de la vigne dans le Beaujolais : le cisaillage manuel

Le travail de la vigne dans le Beaujolais, mais comme dans tous les vignobles de France, est resté très traditionnel.

Même si le tracteur, et la mécanisation, ont souvent remplacé la main de l’homme ou de l’animal, il est fréquent, voire quotidien, que le viticulteur ait besoin de mettre la main à la pâte ! Mais après tout, c’est son métier, n’est-ce pas ?

Dans certaines parcelles du Beaujolais, souvent trop escarpées, il serait dangereux qu’un tracteur vienne cisailler la vigne (ou rogner comme nous l’avons vu la dernière fois). Pour éviter tout accident (il en arrive assez souvent, malheureusement), il est alors conseillé, il est voire impossible de faire autrement que de prendre une cisaille (de grands ciseaux) et de couper chaque sarment trop long à la main (le sarment de vigne est une branche).

Nous n’avons pas eu l’opportunité de filmer le relevage de la vigne, qui permet à celle-ci de se tenir bien droit et de ne pas se casser au moindre coup de vent… Ce sera pour l’année prochaine !

Mais au fait, comment fonctionne la cotation vin ? Estimer ses bouteilles

Cotation vin - Vieilles bouteilles à estimer - e-vigneron.Com

L’autre fois, un client nous a posé une question. Vous savez, ce genre de questions auxquelles il n’est pas des plus évidents de répondre. « Mais au fait, comment ça marche la cotation vin ? » Lire la suite